quand le PSG faisait pleurer Marseille… acte 3 et clap de fin
J-3 avant le « Classique » à Marseille, la tension monte !
Dernier chapitre sur les grands exploits parisiens en terre marseillaise, après une première partie consacrée aux trois premiers exploits du PSG dans les années 1970-1980, puis une seconde à la gloire des exploits de Ronaldinho et Pauleta au Vélodrome, place aux trois dernières victoires parisiennes à Marseille, où les Parisiens ont su renverser le cours d’un match alors qu’ils étaient menés face à l’OM.
acte 7. 10 novembre 2004 – 16eme de finale de la Coupe de la Ligue : Marseille-PSG 2-3
Le PSG vient de battre les Marseillais au Parc des Princes en championnat trois jours plus tôt après avoir joué à dix, suite à l’expulsion prématurée de Sylvain Armand et l’OM veut sa vengeance en Coupe de la Ligue. Vahid Halilhodzic décide de mettre ses cadres au repos et aligne une équipe « bis » avec Ateba, Badiane, Boskovic, Helder et Benachour, habitués au banc de touche depuis le début de la saison. Le début de match est logiquement à sens unique, l’OM mène 2-0 puis Boskovic réduit le score juste avant la pause. C’est le tournant du match, le mystérieux Boskovic (désormais sans club après son départ du Rapid de Vienne en 2014) égalise avant une dernière minute totalement folle… Une erreur de Bixente Lizarrazu, Bernard Mendy intercepte le ballon, crochète Barthez et marque le 3eme but dans la cage vide. Incroyable dénouement pour Paris et joie intense pour le buteur décisif, Bernard Mendy, bien malicieux au coup de sifflet final : « Nous sommes venus avec beaucoup de joueurs qui évoluent habituellement en CFA, ils avaient à coeur de montrer qu’ils possèdent le niveau pour jouer en équipe fanion. Je pense qu’ils l’ont prouvé ce soir ! »
acte 8. 26 octobre 2008 – championnat : Marseille-PSG 2-4
Le PSG de Paul Le Guen est en reconstruction, avec l’arrivée de Claude Makelele et Ludovic Giuly. A Marseille, Paris n’est pas favori mais va réussir le match parfait… Hoarau ouvre le score mais c’est l’OM qui mène à la pause, après deux buts signés Niang et Valbuena. Les Parisiens ont des ressources, et vont égaliser par Luyindula avant de marquer deux buts en toute fin de match, signés Rothen puis Hoarau, pour un doublé au crédit du grand buteur réunnionais. Le Vélodrome est sans voix et Claude Makelele garde un souvenir précis de cette rencontre historique avec quatre buts inscrits par Paris à Marseille, une performance inédite dans l’histoire du club : « On avait réussi un gros coup, le PSG-OM, ce sont vraiment des matches à part… C’est bien plus qu’une simple rencontre de football dans l’esprit des gens et grâce à ce succès au Vélodrome, nous avions marqué les esprits ».
acte 9. 19 octobre 2013 – championnat : Marseille-PSG 1-2
Le sort su match semble scellé après seulement 30 minutes de jeu : un duel entre Thiago Motta et Valbuena, deux pieds levés et le petit attaquant marseillais s’effondre en hurlant de douleur. L’arbitre Monsieur Turpin accorde un penalty mais surtout expulse sévèrement le milieu de terrain parisien, un double coup du sort avec l’ouverture du score signé André Ayew, dont le pied n’a pas tremblé. Mais c’est Paris, à dix qui va égaliser juste avant la pause sur un coup de tête signé Maxwell. Tout reste alors possible, les Marseillais reculent malgré leur supériorité numérique et c’est le PSG qui va finalement forcer la décision sur un penalty transformé par Ibrahimovic, après une faute sur Marquinhos. Incroyable exploit du PSG à dix contre onze et bonheur intense pour Laurent Blanc avec cette première victoire avec Paris contre l’OM : « la volonté a été un élément très important ce soir car, vu les circonstances, on n’aurait rien pu faire sans. Nous avons fait preuve d’une solidarité irréprochable. On a tenu tête à Marseille au niveau du jeu, même réduit à dix. Nous avons toujours cru pouvoir gagner ce match, même après l’expulsion de Thiago Motta. A la pause, on pensait tous qu’on pouvait gagner. Pour le staff et les joueurs, c’est une grande satisfaction. »
les résumés en vidéo de ces 3 matches inoubliables… :









