les Parisiens à la Coupe du monde, acte 7 et fin : Brésil 2014

Fuleco, mascotte de la Coupe du monde brésilienne

Fuleco, mascotte de la Coupe du monde brésilienne

Quatre ans après un Mondial sans Parisiens en Allemagne, c’est un retour en force pour le PSG lors de la Coupe du monde au Brésil.

Le club de la Capitale est représenté par 10 joueurs – nouveau record du club : Lucas Digne, Blaise Matuidi et Yohan Cabaye pour la France, Thiago Silva et Maxwell pour le Brésil, les Italiens Salvatore Sirigu, Marco Verratti et Thiago Motta, l’Uruguayen Edinson Cavani et l’Argentin Ezequiel Lavezzi, qui échouera en finale face à l’Allemagne.

Blaise Matuidi

Blaise Matuidi

Blaise Matuidi (5 matches) : l’infatigable milieu de terrain parisien joue les 5 rencontres des Bleus, marquant même un but contre la Suisse en phase de poules. Comme son compère Cabaye, il quitte la compétition épuisé avec énormément de frustration après la défaite 0-1 en quart de finale contre l’Allemagne : « Quand on perd comme ça, on a des regrets. En face de nous, on a eu une équipe avec beaucoup de maitrise, très forte techniquement. On s’est procuré des occasions mais le football ce sont souvent des détails qui font la différence et aujourd’hui, ça s’est joué à un petit détail. Je suis fatigué mentalement, physiquement et il y a de la déception. J’ai envie d’oublier. »

Yohan Cabaye

Yohan Cabaye

Yohan Cabaye (4 matches) : titulaire inamovible du onze entraîné par Didier Deschamps, Cabaye participe aux quatre matches des Bleus à enjeu. Il réussit une excellente prestation face au Honduras (auteur de deux quasi-passes décisives), mais la suite est plus compliquée jusqu’à l’élimination face à l’Allemagne. « Il a manqué l’efficacité. On s’est procuré des occasions, mais on n’a pas réussi à les concrétiser. Aujourd’hui, c’est ce qui fait la différence. Nous sortons tout de même de la compétition avec la tête haute et avec de la fierté. Mais c’est cruel, on ne passe pas loin d’une qualification. »

Lucas Digne

Lucas Digne

Lucas Digne (1 match) : le jeune latéral parisien a rejoint in-extremis le groupe France avant la compétition et se contente d’un match contre l’Equateur, alors que les Bleus sont déjà qualifiés pour les 8eme de finale. Cela suffit à son bonheur : « c’est extraordinaire de jouer un match de Coupe du monde, surtout devant ma famille au Maracana. Tout le monde m’a mis à l’aise, en confiance. La Marseillaise chantée avec le public français, pour une première titularisation ça marque. »

Thiago Silva

Thiago Silva

Thiago Silva (6 matches, 1 but) : Une coupe du monde incroyable pour le capitaine du PSG et du Brésil. A domicile, il rêve de donner une 6eme étoile à son pays mais se retrouve au centre de la polémique pour n’avoir pas pris ses responsabilités lors de la séance des tirs au but contre le Chili en 8eme de finale, avant d’éclater en sanglots après la qualification de son équipe. En 1/4 de finale contre la Colombie, il répond à ses détracteurs en ouvrant le score, mais reçoit un avertissement pour avoir voulu gêné le gardien de but adverse, synonyme de suspension lors de la débâcle historique contre l’Allemagne (1-7). De retour avec le brassard face aux Pays-Bas (0-3) lors du match pour la 3eme place, il provoque un penalty et symbolise pour beaucoup l’échec du Brésil. Un tournoi cruel pour Thiago Silva : « On avait l’occasion de marquer l’histoire de notre pays d’une façon positive. Au lieu de cela, on vient de la marquer d’une façon négative. Malheureusement, on se souviendra de cette défaite pendant de longues années. Il y a juste à présenter ses excuses au peuple brésilien. Je suis un émotif, je m’émeus facilement, s’était-il justifié. C’est naturel, l’émotion chez l’être humain. Mais à aucun moment ça ne m’affecte sur le terrain. Les gens disent des bêtises, que ça peut affecter le rendement. Moi, mon opinion, c’est que non seulement ça ne pose pas de problème sur le terrain mais qu’au contraire ça m’aide. À ce que je sache, il n’est pas interdit de pleurer. C’est naturel de ressentir des émotions, et encore plus quand on joue avec le maillot de la Seleção. J’ai de la maturité, j’ai de la responsabilité, j’ai de l’expérience. »

Maxwell

Maxwell

Maxwell (1 match, 0 but) : alors qu’il va bientôt fêter ses 33 ans, Maxwell connait la consécration avec cette participation à la Coupe du monde. Doublure de Marcelo, il suivra depuis le banc des remplaçants le parcours chaotique du Brésil avant d’être aligné pour la petite finale perdue contre les Pays-Bas (0-3). Il est temps pour lui de mettre un terme à sa carrière internationale sur cet échec, avec beaucoup de lucidité : « Le temps de la réflexion est venu. Chacun tirera ses conclusions de cette Coupe du monde, les joueurs comme le staff. D’un côté, on ne peut pas oublier certaines belles choses. De l’autre, les deux défaites que nous venons de subir sont de véritables leçons à retenir. Concernant ce match pour la troisième place, il a fallu courir après le score dès le début. Face à un adversaire très bien organisé, ce n’était pas facile. On aura au moins montré du coeur pour courir jusqu’à la dernière minute. »

Edinson Cavani

Edinson Cavani

Edinson Cavani (4 matches, 1 but) : l’Uruguay arrive au Brésil avec le statut d’outsider pour ce Mondial et Cavani est rapidement buteur sur penalty, face au Costa Rica. Mais l’Uruguay est vaincu (1-3), avant de trouver les ressources pour se qualifier dans le groupe de la mort après deux succès contre l’Angleterre et l’Italie. Dans l’ombre de la star Luiz Suarez, il devient l’atout offensif numéro 1 de l’Uruguay suite à la suspension de son compère, coupable d’avoir mordu l’Italien Giorgio Chiellini. Un défi raté après une performance décevante lors de l’élimination  en 8eme de finale contre la Colombie (0-2). Malgré cet échec, Cavani relativise cet échec : « C’est le football, ça arrive. La Colombie mérite sa victoire même si elle n’a pas été beaucoup supérieure. Nous essayons toujours de sortir la tête haute du terrain. Nous avons tous donné le maximum. C’est difficile de quitter une compétition comme celle-là. »

Thiago Motta

Thiago Motta

Thiago Motta (3 matches) : né au Brésil, le milieu de terrain de l’équipe d’Italie retrouvait avec émotion le pays de son enfance mais sa Coupe du monde sera un échec. Poss2 sur le banc par son jeune coéquipier à Paris Marco Verratti, Motta, participe aux trois matches de l’Italie, avec trois défaites à la clé et une élimination sans gloire. Avec une raison à cet échec : l’horaire des matches et la chaleur : « nous avons joué deux matches à 13 heures dans une chaleur folle et cela nous a désavantagé. Ce n’est pas une excuse, c’est la vérité. »

Marco Verratti

Marco Verratti

Marco Verratti (2 matches) :  à seulement 22 ans, Verratti est la seule satisfaction de l’équipe italienne, piteusement sortie dès le premier tour de la compétition. Titulaire à la place de son compère Thiago Motta, il réussit quelques gestes techniques contre l’Uruguay dont il a le secret, sans changer le parcours de l’Italie : « Ma première pensée est de dire que la Coupe du monde était la plus grande joie et la plus grande déception à la fois. En 2010, je l’ai regardé à la télévision comme tout le monde, au bar avec mes amis. Et si Montolivo ne s’était pas blessé avant la Coupe du monde, je pense que je n’aurai pas été appelé pour le Mondial. »

Salvatore Sirigu

Salvatore Sirigu

Salvatore Sirigu (1 match) : doublure de Buffon, le gardien de but parisien est titulaire pour le premier match de son pays face à l’Angleterre (2-1) suite à la blessure de son coéquipier, avant de rentrer logiquement dans les rangs et de suivre depuis le banc de touche l’élimination dès le premier tour des Transalpins (3 défaites en 3 matches) :  « ll faut être réaliste. Il n’y a pas du tout de concurrence entre Gigi et moi. Il est plus qu’un simple joueur… »

Ezequiel Lavezzi

Ezequiel Lavezzi

Ezequiel Lavezzi (6 matches) : l’attaquant argentin, remplaçant en début de compétition, a profité de la blessure de Sergio Aguero pour se faire une place de titulaire dans le onze argentin jusqu’à la finale perdue contre l’Allemagne, où il a cédé sa place à Aguero à la pause. Sans rancune, malgré ce choix surprenant à la pause et après une compétition où le fantasque et facétieux Lavezzi a fait rire le monde du football en arrosant lors d’un arrêt de jeu son entraîneur face au Nigéria  : « C’est une grosse déception, c’est moche de perdre comme ça, on a eu des occasions, mais on en prend un à la fin et après on n’a plus le temps de réagir. Mon remplacement ? C’est un choix de l’entraîneur. Tout simplement.  Pour moi, c’est quand même un rêve d’enfant qui s’est réalisé. Je suis très content parce que ce n’est pas tous les jours que l’on a la possibilité de disputer une finale de Coupe du monde. »