25 avril 1978 : le PSG sous pavillon… saoudien ??

Akram Ojjeh, le milliardaire saoudien qui voulait s'offrir le PSG

Akram Ojjeh, le milliardaire saoudien qui voulait s’offrir le PSG

Il y a quarante ans aujourd’hui, un milliardaire… saoudien aurait pu devenir le propriétaire du PSG !

Le 25 avril 1978, l’hebdomadaire « France Football » annonce l’arrivée quasi-officielle d’un nouvel actionnaire majoritaire au PSG. Son nom ? Akrem Ojjeh.

Le club parisien, après une saison sportive décevante et des difficultés financières suite à « l’affaire de la Caisse noire » du club qui a provoqué la radiation du président Daniel Hechter, doit rapidement trouver des fonds pour assumer une dette de 5 millions de francs.

Francis Borelli, le président parisien

Francis Borelli, le président parisien

Le nouveau président Francis Borelli, alors que la station de radio RTL réfléchit à un éventuel gel de son partenariat, est alors en contact très avancé pour passer la main à un éventuel acheteur.

Akrem Ojjeh n’est déjà pas un inconnu en France, le milliardaire d’origine syrienne – il est né à Dams – vient d’acheter le célèbre paquebot « Le France » pour 100 millions de francs après 27 mois de négociation ! La vente de ce magnifique bateau à un investisseur étranger a fait grand bruit en France, et aboutira un an plus tard à sa vente, provoquant la fureur de nombreux français. Exit « Le France », symbole de la réussite de notre pays, bonjour « The Norway » en 1979 après sa vente à un armateur norvégien.

le légendaire paquebot France

le légendaire paquebot France

« L’Express » et « France Football » considèrent la vente du PSG à Akrem Ojjeh comme quasi officielle, annonçant sa confirmation sous quelques jours. Le milliardaire saoudien, président du groupe TAG (Techniques d’Avant Garde), est arrivé à Paris en 1938, à l’âge de 20 ans. Passionné par le sport, il s’était alors présenté sans succès… pour obtenir un poste d’éducateur sportif ! Il pèse à l’époque près de 100 kilos, finit par maigrir et devient finalement maitre-nageur… à Nice, en 1940. Un an plus tard, il est nommé professeur d’éducation sportive à Antibes, avant de se lancer dans les affaires après la seconde guerre mondiale, avec le succès que l’on connait.

L’arrivée d’Akram (son prénom signifie : très généreux ! ») impliquerait l’arrivée de grands joueurs à Paris, avec un budget revu à la hausse… Un projet qui sera mis en place en 2011 avec

Mansour Ojjeh, passionné par la  F1

Mansour Ojjeh, passionné par la F1

C’est finalement la mairie de Paris qui va mettre son véto à cette arrivée :  le maire de la ville, Jacques Chirac, reçoit quelques jours plus tard les présidents des trois clubs parisiens, le PSG, le PFC et le Racing, pour leur proposer une éventuelle fusion… un an plus tard ! Alain Juppé est nommé chargé de mission et la mise en place d’une conséquente subvention municipale met un terme aux négociations.

Akram Ojjeh, décédé en 1991, deviendra intermédiaire dans la vente d’armes entre la France et l’Arabie Saoudite. Il a donné le virus du sport à son fils  Mansour, très impliqué dans le monde  de la formule 1 et actionnaire minoritaire de Mac Laren.