4 juin 1974, il y a 45 ans : le PSG en première division !

la joie de Jean-Pierre Dogliani, héros du match face à Valenciennes

la joie de Jean-Pierre Dogliani, héros du match face à Valenciennes

Le PSG a participé en 2018-2019  à sa 45eme saison en Ligue 1 et a battu le record absolu du championnat détenu (44 ans) par le FC Nantes, de 1963 à 2007.

La présence des Parisiens parmi l’élite du championnat depuis 1974 est une performance exceptionnelle, loin devant Lyon son dauphin, qui a rejoint le Ligue 1 en 1989, 15 ans après les Parisiens.

le onze parisien contre Valenciennes. Debout : Laposte, Planchard, Quéré, Cardiet, Renaut, Leonetti. Assis : Spiegler, Deloffre, Marella, M'Pelé, Dogliani

le onze parisien contre Valenciennes. Debout : Laposte, Planchard, Quéré, Cardiet, Renaut, Leonetti. Assis : Spiegler, Deloffre, Marella, M’Pelé, Dogliani

Une bonne raison de revenir sur ce 4 juin 1974, où les Rouge et Bleu ont rejoint officiellement l’élite du championnat après un match de barrage exceptionnel au Parc des Princes…

Battu à Valenciennes (1-2) lors du match aller de barrage, le PSG n’a plus le choix et doit s’imposer face aux Nordistes pour monter en première division.

Avant la rencontre, le manager sportif du club, Justo Fontaine, montre à ses joueurs une photo du Parc des Princes vide et précise : « Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour le remplir ! ».

Spiegler en action

Spiegler en action

Le PSG aligne la même équipe que lors du match aller. 19.151 sont présents pour encourager les Parisiens au Parc des Princes mais il faut attendre la demi-heure de jeu pour voir enfin du spectacle. Sur un service parfait de Dogliani, M’Pelé ouvre le score (35e) mais quelques minutes plus tard, Quéré s’affole devant son but, Wilczek intercepte et sert Neubert qui égalise de la tête (39e). Tout reste à faire pour le PSG, qui encaisse rapidement un second but signé Wilczek après une nouvelle erreur de la défense parisienne et Léonetti (48e). Les spectateurs et dirigeants semblent résigner lorsque Dogliani égalise sur une passe de Laposte (54e). Mais le PSG est toujours en seconde division. Le match devient fou, Copin commet à son tour une erreur sur un centre de Laposte et Marella redonne l’avantage à Paris (61e).

la joie de Fontaine : le PSG est en première division !

la joie de Fontaine : le PSG est en première division !

Incroyable fin de match : sur une ouverture de Léonetti, Dogliani à la limite du hors-jeu se présente seul face à Escale, élimine le gardien valenciennois d’une subtile feinte et glisse le ballon dans le but vide (75e). Le capitaine parisien marque le but de l’accession en division 1 sur un but contesté par les Nordistes qui réclament avec véhémence un hors-jeu.

Tout Paris tremble jusqu’au coup de sifflet final, avant la délivrance. Les joueurs portent en triomphe Just Fontaine, qui s’effondre victime d’une légère attaque cardiaque. Plus de peur que de mal, le PSG est en première division et le héros du jour Dogliani laisse éclater sa joie : « Je suis très heureux. C’est formidable, depuis que nous espérions cela. Ce fut assez dur, mais que voulez vous, dans une rencontre de cette importance, il faut faire attention à tout. Enfin, maintenant, vive l’année prochaine ! »

Jean-Pierre Dogliani

Jean-Pierre Dogliani

Trois anciens n’avaient pas oublié ce match historique : le regretté Jean-Pierre Dogliani, Justo Fontaine et Eric Renaut.

Jean-Pierre Dogliani : « C’est sans conteste mon meilleur souvenir avec le PSG. Au Parc des Princes, tout semblait perdu après le but des Nordistes. Il restait 25 minutes à jouer et 3 buts à marquer. Je revoie la tête de mes coéquipiers à cet instant. Quel souvenir… On pense que j’ai marqué ce but hors-jeu. Mais un but hors-jeu, çà n’existe pas. Ou l’arbitre siffle, ou il ne siffle pas ».

Justo Fontaine : « Paris découvrait une nouvelle équipe, avec un président couturier et pas tellement de moyens. J’ai expliqué aux joueurs avant la rencontre qu’ils avaient une carte importante à jouer, cela nous changeait du Camp des Loges et des 3.000 spectateurs présents. C’était une occasion unique d’être reconnu par le grand public. Dans cette équipe, il y avait Dogliani, mon capitaine, mon relais sur le terrain. Et Jacky Laposte, formidable milieu de terrain défensif. Même le grand Michel Platini n’a jamais flambé devant lui ! Mon équipe jouait l’offensif, elle avait un côté show-biz qui intéressait les médias mais on ne nous prenait pas encore au sérieux ».

Eric Renaut face à Bruno Zaremba au match aller

Eric Renaut face à Bruno Zaremba au match aller

Eric Renaut : « Si le PSG est monté, c’est grâce à mon mariage ! (rires). Je me suis marié après le match aller, toute l’équipe était présente avec les dirigeants et cela nous a permis de décompresser. Plus sérieusement, cet événement était prévu depuis un bon moment déjà… Je me souviens du super match de Dogliani, c’était un vrai capitaine, il se battait pour les autres et défendait son groupe. Il était venu à Paris se faire plaisir et je le compare à Maxime Bossis lorsqu’il est venu au Matra Racing quelques années plus tard. Face à Valenciennes, je me rappelle que Justo Fontaine m’avait engueulé sur un but valenciennois, il m’avait confondu avec Christian Quéré ! Avec cette montée, on a fait un pas de géant pour relancer le football à Paris ».

Le programme du match

Le programme du match

la feuille de match :

PARIS S.G. – VALENCIENNES : 4-2 (1-1)

Parc des Princes, 19.511 spectateurs – Championnat de France, barrage retour (D2) – Arbitre : M.Wurtz

Buts : M’Pelé (35e) Dogliani (54e, 71e) et Marella (61e) pour le PSG, Neubert (39e) et Wilczek (48e) pour VA

PARIS S.G. : Planchard – Cardiet, Quéré, Leonetti, Renaut – Laposte, Dogliani, Spiegler, Deloffre – M’Pelé, Marella. Ent : Fontaine

VALENCIENNES : Escale – Coumba, Joly, Kuskowiak, Copin – Neubert, Verstraete, Six, Wilczek – Zaremba, Jeskowiak. Ent : Destrumelle

Le résumé du match en vidéo :