21 août 2003, il y a 21 ans : Hakan Yakin, l’épilogue de son incroyable transfert au PSG…
Le nom de Hakan Yakin reste inconnu pour les plus jeunes supporters du PSG, mais Yakin, qui a fait les beaux jours du FC Bâle, est devenu le héros d’une incroyable affaire à Paris, il y déjà 21 ans.
Le 4 août 2003, Hakan Yakin, le meneur de jeu de l’équipe suisse, signe un contrat avec le PSG pour les quatre prochaines saisons. Un renfort de poids pour Paris : le joueur d’origine turque, vedette du FC Bâle en Suisse, était convoité par Liverpool, l’Atletico Madrid et le Borussia Dortmund. Il portera le numéro 10, celui de la star Ronaldinho, parti au FC Barcelone. Ce transfert est officialisé après que le joueur ait passé avec succès la traditionnelle visite médicale au Camp des Loges quelques jours plus tôt.
Le début d’une incroyable histoire… Yakin a « oublié » de préciser qu’il souffrait de problèmes récurrents aux adducteurs et va se retrouver l’acteur d’un bien mauvais film de seconde zone.
Mal à l’aise et grimaçant lors des premiers entraînements, Yakin suit difficilement le rythme lors de la préparation au Camp des Loges. Vahid Halihodzic commence alors à douter des capacités physiques de sa recrue…
Un examen approfondi par les équipes du professeur Saillant révèle une « tendinopathie d’insertion des adducteurs gauches », on lui propose alors un programme de rééducation adapté sur un mois.
Passant outre les ordres du club, Hakan Yakin décide pourtant de se faire opérer des adducteurs le 15 août, le médecin consulté par le joueur ayant décelé une hernie discale nécessitant une opération chirurgicale en urgence et un arrêt de compétition de trois mois. Cette opération est filmée par vidéo, renforçant les doutes du service médical du PSG.
Le 21 août 2003, Yakin débarque en béquille au siège du PSG, accompagné de ses proches collaborateurs. Quelques minutes après son arrivée, le club signifie au joueur l’annulation de son transfert, et accuse Yakin d’avoir fait une fausse déclaration le jour de sa visite médicale en ne signalant pas ses soucis aux adducteurs.
Pourquoi Yakin a-t-il décidé de se faire opérer sans l’accord du club ? Les rumeurs les plus folles ont circulé sur cette improbable affaire : Yakin n’aurait pas supporté l’éloignement de sa famille et particulièrement de sa mère, dont il était très proche…
La suite chaotique de sa carrière donnera raison aux dirigeants parisiens, avec des échecs retentissants à l’étranger, en Allemagne (Stuttgart, 2003-2004), en Turquie (Galatasaray, 2004-2005) et même au Qatar (Al Gharrafa, 2008-2009).
C’est finalement en Suisse, aux Young Boys Berne (2005-2008) et au FC Lucerne (2009-2011) qu’il retrouvera les sommets, à l’image de son bon Euro 2008 avec la sélection suisse (3 buts inscrits).
Surnommé « la rock star » du fooball suisse, sa vie privée tumultueuse (quatre enfants avec trois femmes différentes) a surtout marqué les faits divers de la très discrète et pudique société suisse.
Son dernier coup d’éclat de footballeur est à l’image de ce sulfureux personnage, à la fin de la saison 2012-2013 : alors que son club l’AC Bellinzone (D2 suisse) est au bord du dépôt de bilan, il réclame alors une somme de 700.000 francs suisses à son président, au grand désarroi des supporters. A 36 ans, il met alors un terme à sa carrière sur cette image brouillée actuel.
Sa reconversion au poste d’entraîneur n’est pas une réussite : son dernier passage la saison dernière à Istanbulsor s’est achevé après 6 mois compliqué et une dernière place peu glorieuse en championnat.
On ne l’a finalement pas regretté du côté du PSG…
Nous avions eu tout faut sur le remplacement de Ronnie cet été là. Vahid a refusé Riquelme dans le cadre du transfert de Ronnie au Barça… Puis la fameuse histoire Yakin pour enfin finir avec Branko Boskovic qui, en dehors d’un doublé à Marseille, ne restera pas dans les mémoires.
Heureusement qu’à côté de ça nous recrutons Juampi le même été.
D’ailleurs on se fait aussi souffler Abidal et Essien par Lyon alors que nous étions proche de les signer.