le programme du jour : 1er mars 1997, le cauchemar Clermont-PSG
Les supporters du PSG ont connu des soirées bien traumatisantes depuis la création du club en 1970… L’humiliation face à la Juventus Turin (1-6, le 15/01/1997) en Supercoupe d’Europe, ou la défaite en finale de la Coupe de la Ligue contre Gueugnon (0-2, le 22/04/2000) figurent en bonne place dans le livre noir du club.
Le match face à Clermont-Ferrand en 8eme de finale de la Coupe de France a lui aussi sa place dans ce funeste classement des matches à oublier du côté du PSG.
Face aux Auvergnats,qui jouent en championnat CFA, les Parisiens semblent s’être rapidement mis à l’abri, avec l’ouverture du score sur un tir de Bernard Allou détourné dans les buts de Clermont par Benoit Cauet (13). Paris double la mise en première période : frappe de Patrice Loko, Julio Cesar Dely Valdes récupère le ballon repoussé par le gardien et le pousse tranquillement dans les filets (25). Paris gère cette avance après la pause mais Clermont réduit le score sur un penalty transformé par Bessaque (53). Malgré les protestations des Parisiens, la faute de Ngotty ayant été commis en dehors de la surface de réparation… Cinq minutes plus tard, le PSG reprend le large : Raï récupère le ballon dans le rond central, prend appui sur Loko, amortit le ballon de la poitrine et marque d’une superbe reprise de volée (58). Raï est à l’origine du quatrième but parisien, conclu par Loko d’une frappe croisée (69). 4-1 pour le PSG : avec trois buts d’avance, Paris semble avoir assurer la qualification, et pourtant… Chastang réduit le score dans la minute suivante d’une reprise à bout-portant (70), Le Bellec conclu une action collective et un une-deux imparable (83) puis Ngotty dévie dans son propre but une reprise de la tête de Chastang (88). Incroyable : le PSG s’est fait remonter et doit jouer les prolongations ! Cyril Pouget et Roméo Calenda ont remplacé Patrice Loko et Benoit Cauet. Malgré une belle occasion de but pour Clermont et Amblard (109), le score n’évolue pas. On doit jouer la séance des tirs aux buts, Paul Le Guen et Vincent Guérin échouent et Clermont se qualifie en rentrant dans la légende de la Coupe de France. Enorme désillusion pour les Parisiens face aux amateurs de Clermont, entraînés par Thierry Coutard, ancien joueur du club. Ricardo confie son amertume : « Je dois dire que j’ai bien du mal à trouver la moindre explication à ce que nous venons de vivre. Se faire éliminer après avoir mené 4-1, c’est déjà difficile à admettre contre une équipe de D 1. Alors contre une N2… (nota : ancien nom du CFA). On avait le match en main, c’était fini. Je ne comprends pas ». Michel Denisot désigne les coupables : « Cette fois, il est impossible de protéger les joueurs. Ils sont cent pour cent responsables ».
Dans le livre sur les 40 ans du club, Vincent Guérin était revenu sur cette incroyable déconvenue : « Ce soir là, tous les éléments étaient en notre défaveur : un penalty imaginaire, on marque un but contre notre camp et, cerise sur le gâteau, on se rate lors de la séance des tirs aux buts ! Même Bernard Lama, qui était un spécialiste de l’exercice, s’était loupé. C’était une soirée cauchemardesque qui nous avait fait très mal ».






