15 mai 1982 : il y a 35 ans, le PSG remporte sa première Coupe de France

il y a 35 ans, Bathenay brandit la Coupe...

il y a 35 ans, Bathenay brandit la Coupe…

Il y a 35 ans aujourd’hui, le PSG remportait son premier trophée majeur, à l’issue d’une finale exceptionnelle…

C’est une “finale idéale” au Parc des Princes ce 15 mai 1982. L’AS Saint-Etienne et sa star Michel Platini affrontent le Paris Saint-Germain, en quête d’un premier titre et d’une qualification européenne. Les deux finalistes sont les équipes en forme de cette fin de saison, les Verts sont revanchards après avoir perdu leur titre de champion au terme de la dernière journée de la compétition, au profit de Monaco.

les deux capitaines avant la rencontre

les deux capitaines avant la rencontre

Le Parc est plein, les supporters du PSG n’ont pu récupérer que… 6 000 places, provoquant la colère des abonnés parisiens. Sur la pelouse, si l’entraîneur du PSG Georges Peyroche propose son équipe type, Saint-Etienne aligne Platini à la pointe de l’attaque, aux côtés de Johnny Rep et Laurent Paganelli. Dès le début du match, les deux équipes se neutralisent au milieu du terrain. Les occasions de but sont rares, même si les Verts auraient pu ouvrir le score sur une percée du défenseur Patrick Battiston, bien mal conclue par le benjamin de cette finale, Laurent Paganelli (29e). Côté parisien, le Yougoslave Surjak trouve le chemin des filets, mais l’arbitre avait sifflé un coup-franc indirect et le but est justement annulé (16e).  Il faut attendre l’heure de jeu pour voir enfin un but et c’est Paris qui score : Surjak déborde sur la gauche et trouve Toko, seul au point de penalty. Un amorti de la cuisse suivi d’une frappe tendue donne l’avantage au PSG (58e). Saint-Etienne modifie son équipe, Noguès et Roussey remplacent Gardon et Paganelli.

Toko en action face à Saint-Etienne

Toko en action face à Saint-Etienne

Les Stéphanois jouent l’attaque à tout va, sur un centre de Zanon, Noguès détourne vers Platini pour l’égalisation (1-1, 76e). Le score n’évolue plus jusqu’à la fin du temps réglementaire, Paris va jouer sa quatrième prolongation en Coupe (après Nimes, Bordeaux et Tours en 1/2 finale). La fatigue semble condamner le PSG, rapidement mené sur un second but de Michel Platini, bien servi par Zanon (99e). A 2-1 pour Saint-Etienne, les Parisiens n’y croient plus. Dominique Rocheteau le confiera après la rencontre : “Nous avions laissé passé notre chance, il me semblait qu’il était trop tard…” Quatre minutes après ce second but, l’attaquant stéphanois Laurent Roussey se retrouve seul face à Baratelli mais perd son duel (103e).

Rocheteau, bourreau des Verts

Rocheteau, bourreau des Verts

C’est le tournant du match. On se dirige vers le coup de sifflet final lorsque Surjak s’infiltre sur le côté droit et centre vers Dominique Rocheteau, seul au point de penalty. L’ex “Ange vert”, à l’image de son but face au Dynamo Kiev en 1976… avec Saint-Etienne, reprend de volée et mystifie le gardien Castaneda (119e). Alors, la folie envahit le Parc. Le Président Borelli se met à quatre pattes et embrasse la pelouse, les supporters parisiens enjambent les modestes grillages provoquant une belle pagaille… et le retour des joueurs dans les vestiaires ! Une demi-heure plus tard, l’intervention des forces de l’ordre et le regroupement des supporters du PSG derrière un but provoque la décision de l’arbitre Monsieur Vautrot. On va, pour la première fois dans l’histoire de la compétition, départager les deux équipes par une séance de tirs aux buts.

le penalty victorieux de Pilorget

le penalty victorieux de Pilorget

Les nerfs des joueurs et des supporters sont mis à rude épreuve, Bathenay (pour le PSG) et Zanon (pour Saint-Etienne) ratent leurs tentatives respectives, mais l’arbitre refait tirer les deux joueurs car les gardiens ont quitté leur ligne de but avant la frappe. A 5-5, aucun candidat ne se présente pour les Verts et le gardien Castaneda se propose pour frapper ce penalty. En bon capitaine, Christian Lopez se dévoue et bien mal lui en prend : Dominique Baratelli détourne sa frappe. A 23h15, Jean-Marc Pilorget, formé au club et symbole du PSG (435 matches officiels sous les couleurs rouge et bleu) prend à contre-pied Castaneda et met un terme à la plus longue finale de l’histoire, presque trois heures après le coup d’envoi. 33 ans après le succès du Racing, la Coupe revient à Paris. Dominique Bathenay, l’ancien stéphanois, peut lever le trophée haut vers le ciel pour fêter ce premier succès du PSG.

la fiche du match :

le programme du match

le programme du match

PSG/SAINT-ETIENNE : 2-2, 6-5 t.a.b (0-0, 1-1)

Finale de la Coupe de France Samedi 15 mai 1982, au Parc des Princes.

46.160 spectateurs Arbitre : Mr Vautrot

Buts : Toko (58e), Rocheteau (120e) pour le PSG, Platini (76e et 99e) pour Saint-Etienne.

Avertissements : Larios (69e) pour Saint-Etienne.

PSG : Baratelli – Fernandez, Pilorget, Bathenay (cap.), Col (Renaut 120e), – Lemoult, Boubacar, Dahleb (N’Gom 84e) – Toko, Rocheteau, Surjak Entraîneur : G.Peyroche

SAINT-ETIENNE : Castaneda (cap.) – Battiston, Gardon (Noguès 66e), Lopez, Lestage – Janvion, Zanon, Larios – Paganelli (Roussey 66e), Platini, Rep Entraîneur : R.Herbin

le résumé du match :