le programme du jour : le 11 mars 1981, PSG-Nantes, un match de légende
11 mars 1981 : le PSG se découvre un public, et le Parc découvre son équipe. Il y a 33 ans, un match qui a marqué l’histoire du PSG, et du Parc des Princes.
Soirée de folie au Parc des Princes pour ce match retour des 16eme de finale de la Coupe de France : après seulement 24 minutes, le PSG mène face à Nantes sur le score incroyable de 3-0 ! Toko ouvre rapidement le score (8eme), une sublime talonnade de Rocheteau permet à Boubacar d’inscrire un second but (15eme), et Toko marque à nouveau sur un service de Rocheteau (24eme). A ce moment de la rencontre, le PSG, qui perdu à Nantes cinq jours plus tôt sur le score de 0-2 lors du match aller, est qualifié. Joie de courte durée : sept minutes plus tard, un tir de Gilles Rampillon réduit la marque (31eme). Juste avant la mi-temps, Enzo Trossero marque un nouveau but pour les Canaris (43eme). La blessure du libero parisien Eric Renaut, qui souffre du ménisque et a quitté la pelouse en boitant, a provoqué un léger flottement dans la défense parisienne. Et les Nantais en ont rapidement profité… Au retour des vestiaires, le PSG, sans se décourager, inscrit un nouveau but par Rocheteau sur une passe de Boubacar (58eme). Henryk Agerbeck réduit à son tour le score (63eme) puis Toko réussit le triplé de la tête (67eme), Paris pousse pour marquer le sixième but de la qualification. Plusieurs fois, les Parisiens ont le but au bout du pied, sans succès. Le PSG est éliminé de la Coupe de France à l’issue d’un match extraordinaire et perd même un second joueur sur blessure : Jean-Noël Huck (claquage) qui avait remplacé l’infortuné Renaut (67eme). Le public parisien remercie longuement son équipe au coup de sifflet final. « Quelque chose s’est passé ce soir au Parc » déclarent les joueurs à la presse après la rencontre. Francis Borelli explique la révolte du PSG : « Mon équipe n’avait pas l’impression qu’on la considérait avec sérieux, et avait la sensation d’être jalousée. Tout cela fait que les joueurs se sont battus, qu’ils sont allés à la limite de leur possible. » Un match à ne pas oublier.






